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Alessandro Scarlatti (1660-1725)
24 octobre 1725

Mort du compositeur italien Alessandro Scarlatti (1660-1725)

Scarlatti a passé la plus grande partie de sa vie à Naples où il est maitre de chapelle du vice-roi depuis 1684. Les commandes pleuvent sur ce musicien prolifique qui livre pendant ces années une quantité considérable d'oeuvres vocales - opéras, cantates de chambre - et parfois instrumentales. Son talent mélodique, la richesse et la fluidité de ses compositions, lui assurent un succès constant qui se ternit toutefois dans les années 1700.

La Guerre de Succession d'Espagne qui s'amorce en 1701 n'arrange pas ses affaires, Scarlatti s'exile momentanement à Florence où il espère être embauché par le Grand Duc Ferdinand II de Médicis. Naples étant finalement passée sous domination autrichienne, le compositeur revient et reprend son poste de maitre de chapelle qu'il quittera quelques années plus tard pour se rendre à Rome où il produit quelques uns de ses meilleurs opéras dont Griselda (1721).

Revenu à Naples en 1721, il y coule ses derniers jours pour s'éteindre à son domicile le 24 octobre 1725. Il laisse un catalogue de plus de 900 oeuvres où dominent opéras et cantates. Il aura formé la nouvelle génération de musiciens italiens, son influence sera telle que Mozart lui-même sera plus tard considéré comme son héritier. La sérénade Erminia, composée en 1723 à l'occasion du mariage du prince de Stigliano, est sa dernière oeuvre.


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György Ligeti vers 1984 (Nationaal Archief / Anefo, photographe Marcel Antonisse)
24 octobre 1983

Création de la Sonate pour violoncelle de György Ligeti (1923-2006)

La Sonate pour violoncelle solo de György Ligeti a été composée entre 1948 et 1953. Le premier mouvement, Dialogo, date de 1948 (ou 1948-1949) ; il estécrit à Budapest pour Annuss Virány, condisciple violoncelliste de Ligeti à l’Académie de musique, alors que le compositeur terminait ses études. En 1953, à la demande de la violoncelliste Vera Dénes, Ligeti y ajoute le second mouvement, Capriccio, pour former une courte sonate en deux parties. Soumise à l’Union des compositeurs hongrois étroitement contrôlée à l'époque par le pouvoir communiste, l’œuvre est jugée trop moderne et sa publication interdites Vera Dénes en réalise cependant un enregistrement pour la radio hongroise, qui ne fut jamais diffusé. La première exécution publique connue a lieu le 24 octobre 1983 à Paris, par Manfred Stilz

La Sonate oppose un Dialogo lent, lyrique et rubato, fondé sur des pizzicati et un traitement des cordes comme voix distinctes, à un Capriccio prestissimo virtuose, inspiré des Caprices de Paganini, au rythme strict et à la technique exigeante. Elle s’inscrit dans le style hongrois d’influence bartókienne de la période. Devenue standard du répertoire pour violoncelle solo et pièce imposée (concours Rostropovich 2005), elle occupe une place reconnue sans constituer pour autant un tournant majeur de l’histoire de la musique.

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