André Jolivet nait ce 8 août 1905 à Paris dans le quartier de Montmartre. Ses parents sont artistes amateurs : son père est peintre et comptable, sa mère pianiste. Le jeune garçon manifeste un intérêt précoce pour les arts. Guidé par sa mère qui lui donne des cours de piano, il se tourne plus spécialement vers la musique. L'abbé Théodas, maitre de chapelle à Notre-Dame de Clignancourt, l'initie au chant et à l'orgue, mais lui donne surtout les premiers éléments d'harmonie et de contrepoint, appuyés sur l'étude des polyphonies de la Renaissance.
En 1921, sur les conseils de ses parents qui souhaitent pour lui un métier sérieux, Jolivet entre à l'Ecole Normale d'instituteurs d'Auteuil. Il continue cependant d'étudier la musique. Il suivra notamment les cours de Paul le Flem (1881-1984) entre 1927 et 1932. Jolivet alors découvre la Deuxième école de Vienne ainsi que l'oeuvre de Bela Bartok (1881-1945), à qui il vouera toute sa vie une profonde admiration. Edgar Varèse (1883-1965) entre aussi dans son panthéon personnel à partir de 1930. Cette dernière découverte va bouleverser son rapport à la musique, marquant profondément l'évolution de son style. André Jolivet a cependant déjà livré quelques belles compositions dans un style néo-classique bien travaillé, même si on peine à y trouver le primitivisme et le côté expérimental qui sera son empreinte plus tard. La Romance Barbare pour piano date de 1920, c'est la première oeuvre connue d'un tout jeune apprenti compositeur de 15 ans.
Lothaire II n'a guère laissé de souvenirs, sans doute parce que son destin illustre à la perfection la face perdante des jeux de pouvoir de l'époque. Son père est Lothaire Iᵉʳ (795-855), roi d'Italie et de Lotharingie, empereur d'Occident. À sa mort, ses possessions sont partagées selon la coutume entre ses trois fils : le cadet Charles de Provence hérite de la Provence, l'aîné Louis II de l'Italie et du titre d'Empereur, Lothaire II de la Francie médiane ou Lotharingie, région allant de la Frise au plateau de Langres et au Jura.
En 860, son épouse Theutberge ne lui ayant toujours pas donné d'enfants, Lothaire II la répudie au profit de sa concubine Waldrade. Quelques évêques de sa cour valident la nouvelle union, ce qui lui permettrait de légitimer ses bâtards. Theutberge trouve rapidement une oreille complaisante chez les oncles de Lothaire qui cherchent à annexer les possessions de leur neveu. Charles le Chauve et Louis le Germanique unissent leurs efforts pour convaincre le pape Nicolas Iᵉʳ. Celui-ci prononce finalement l'annulation du mariage avec Waldrade. Lothaire II doit se soumettre.
En 868, ses deux oncles tentent de faire déposer Lothaire II en exploitant cette affaire. Lothaire II se rend en Italie afin de rencontrer le pape Adrien II et d'obtenir son soutien. L'insalubrité des marais autour du Mont-Cassin aura raison de ses ambitions. Ce 8 août 869, Lothaire II s'éteint à Plaisance, victime des fièvres paludéennes.