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Georg Friedrich Haendel (1685-1759) - statue de Hermann Heidel, 1859, Halle
14 avril 1759

Mort du compositeur anglo-allemand Georg Friedrich Haendel (1685-1759)

Georg Friedrich Haendel mène depuis longtemps une vie effrénée de compositeur, claveciniste et organiste tout en animant une troupe lyrique avec laquelle il présente nombre de ses oeuvres. Dans les années 1730, la concurrence est rude et le célèbre castrat Farinelli en fait partie, ce qui oblige Haendel à redoubler d'efforts.

En pleine possession de son art malgré une santé défaillante - il souffre des séquelles de plusieurs attaques de paralysie - le compositeur livre dans les années 1740-1750 une nouvelle série d'opéras, il en aura écrit une quarantaine à sa mort, ainsi que quelques-unes de ses oeuvres les plus célèbres comme Le Messie, Samson ou encore la Musique pour les feux d'artifice royaux. La fatigue le conduit cependant à refuser plusieurs commandes. En 1751, tandis qu'il travaille en son domicile de Londres sur son oratorio Jephta, sa vue se détériore rapidement. C'est en vain que l'opère de la cataracte l'année suivante : devenu presque aveugle, Haendel se contentera dès lors de diriger ses oeuvres ou de jouer du clavier. Quandil s'éteint à Westminster ce 14 avril 1759, il laisse derrière lui un impressionnant catalogue de plus de 600 opus. Haendel aura fait la synthèse du baroque anglais, français, italien et allemand tout en portant le style à un haut degré de perfection, au point que sa renommée lui permettra se rester toujours très joué quand nombre de ses contemporains comme Lully, Rameau, Bach ou d'autres noms aujourd'hui célèbres, auront (temporairement) sombré dans l'oubli.

La recension des oeuvres de Haendel a été faite dans plusieurs catalogues dont le plus utilisé est le HWV (Händel Werke Verzeischnich) qui les classe par catégories (opéras, oratorios, cantates, sonates en trio, etc...) et non par ordre chronologique, ce qui explique que Jephta, terminé en 1751, porte le numéro HWV 70.




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