Bien que sa suite pour orchestre Les Planètes lui vaille une belle notoriété dans les années 1920, Gustav Holst n'en reste pas moins un compositeur relativement méconnu. En dehors de cette pièce, rares sont les oeuvres qu'il a laissées dont nous entendons parler. Il est vrai qu'il fit lui-même tout son possible pour échapper à la célébrité : d'un naturel timide, Holst fuyait comme la peste les honneurs, les interviews et les cérémonies. Entre la fin de la Grande Guerre et sa mort, il consacre toute son énergie à son travail de compositeur ainsi qu'à l'enseignement de la composition qu'il dispense à l'Université de Reading et, avec son grand ami Ralph Vaughan Williams (1872-1958) au Royal College of Music.
Holst développe un style personnel en dehors des modes, proche du courant post-romantique mais plus sobre, on lui reprochera souvent son aridité. Son intérêt pour les folk songs s'exprime également dans son langage musical. Quand il s'éteint à Londres ce 25 mai 1934, il a à son actif un catalogue de près de 190 oeuvres, essentiellement orchestrales et vocales. Les 8 canons, H 187 (1933) composés sur des chants traditionnels anglais illustrent à merveille cet aspect peu connu d'une oeuvre qui ne se limite pas aux trop célèbres Planètes.